Au bout de la langue

Des mots, toujours des mots

Voici venir le temps des nouveaux dictionnaires. Ceux de l'an 2000 font comme leurs prédécesseurs : ils enregistrent de nouveaux mots et de nouveaux usages.

Nous serons fiers (?) de voir entrer dans le Larousse nos belgicismes caillant et brol mais les Suisses ne seront pas en reste avec lolette (tétine) et bourrée (affluence) ni les Québécois avec rapailler (ramasser), planche à neige, grilladerie ou halte routière. Hachette de son côté dresse une liste de 200 anglicismes avec leurs équivalents français de brainstorming (remue-méninges) à zapping (pitonnage) en s'inspirant des propositions faites par les groupes d'amoureux de la langue qui fonctionnent aussi bien en France qu'en Belgique.

Le Robert, quant à lui, nous gratifie du bogue de l'an 2000, de l'euro et même de l'entartage, du taliban et de la toile destinée à remplacer le "web".

Mais ce sont surtout les mots des technologies nouvelles et principalement de l'internet qui entrent en scène avec entre autres cyberespace, cybernaute, webmestre, cybercafé, économiseur d'écran, double-cliquer, HTML, courriel, URL.

Ces "entrées" nouvelles démontrent encore une fois que ce n'est pas parce qu'un mot n'est pas dans les dictionnaires qu'il ne faut pas l'employer mais qu'il faut l'employer pour qu'il entre un jour dans les dictionnaires !

Henry LANDROIT


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