Au bout de la langue...
Une Eurolande ?
Certes, l’on avait déjà retrouvé euro dans eurosceptique et europhobie mais dans ces cas, " euro " signifiait " Europe ".
L’introduction de la monnaie euro au 1 janvier 1999 a généré une nouvelle famille de mots dont " euro " est le préfixe : eurofolie a désigné le comportement des banques et des financiers à la veille du grand jour et certains n’ont pas craint de parler d’eurogang !
On a même vu apparaitre le joli mot-valise europhorie, qui est une contraction de " euro " et " euphorie ", pour désigner l’état de grâce qui semble avoir entouré sa naissance.
Mais voilà que nos journaux écrits, parlés et télévisés nous rebattent les oreilles d’Euroland, désignant la zone où l’euro va petit à petit remplacer les monnaies nationales. Ce terme est-il justifié ? Manifestement, tel quel, c’est un anglicisme. Certains proposent de le " franciser " en parlant d’Eurolande comme la langue française a intégré Hollande et Irlande. Il est vrai que " lande " en français signifie une étendue de terre où ne poussent que des plantes sauvages, ce qui n’est guère flatteur pour les onze pays participants !
Nous voilà donc confrontés encore une fois à l’utilisation d’un mot anglais pour refléter une réalité " bien de chez nous " !
