Au bout de la langue...

Et le " w " ?

Bon, je veux bien reconnaitre qu’il est difficile pour un Français de prononcer " Maastricht " ou même " Anderlecht " et " Cureghem ".

Mais " Vilvorde ", pourquoi le délégué syndical français interrogé l’autre jour dans le poste s’obstinait-il à prononcer " Wilworde " ? Voilà un nom de ville qui, tout le moins dans sa version francophone (car il s’agit en fait de " Vilvoorde ") ne devrait poser de problème à aucun locuteur francophone.

Notre syndicaliste français, voyant plutôt " Vilvoorde " que " Vilvorde " a-t-il été dérouté par " oo ", graphie qui n’est pas familière à nos voisins d’Outre-Quiévrain ?

Le " w " est apparu tardivement dans l’orthographe française.

C’est à la suite des nombreux emprunts aux langues anglaise et allemande qui eurent lieu au XIXe siècle que le " w " s’imposa. Ce n’est que dans la septième édition de son dictionnaire (1878) que l’Académie française accepta d’introduire une vingt-sixième lettre dans l’alphabet, le " w ", officialisant ainsi wagon, wallon, bungalow, clown déjà intégrés à cette époque dans notre langue puis ouvrant la porte plus tard à de multiples mots (cow-boy, édelweiss, wagnérien, etc.)



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