Au bout de la langue...

Gai, gai, pacsons-nous !

La Belgique comme la France cherchent à trouver une solution juridique aux ménages " non-conventionnels " basés sur des unions acceptées entre personnes homosexuelles ou n’ayant pas l’intention de fonder une famille au sens classsique du terme.

La Belgique parle plutôt de " contrat de vie commune " ou d’ "accord de vie commune ". La France a choisi d’appeler la proposition de contrat entre les parties Pacte civil de solidarité. En abrégé, cela est devenu PACS. Normalement, on aurait pu se contenter de P.C.S. (Pacte civil de solidarité) qui est un sigle comme R.T.B. ou S.N.C.B. Ses initiateurs ont préféré garder les deux premières lettres de " pacte " et en faire ainsi un acronyme, c'est-à-dire un sigle qu’on peut lire comme un mot courant et par conséquent, dont on peut éliminer les points. Souvent, dans ce cas, le mot donne naissance à une famille : ONU a produit onusien et SIDA, sidéen ou sidaïque.

PACS, quant à lui, n’échappe pas à la règle. Dans la presse française, on parle de personnes pacsées, de couples pacsés.

Si cet usage se répandait, la toute petite famille des mots comportant " cs " (ecstasy, facsimilé, pacson - " paquet " en argot - et tocsin) augmenterait d’un membre. Le français en effet préfère de loin la lettre " x " pour transcrire " cs ". Hésitant parfois, il permet même les doublets : ainsi fac-simile (ou facsimilé en orthographe nouvelle) a donné naissance à " fax ". Pacs donnerait " pax ", c'est-à-dire la paix dans les ménages ?

L’on imagine mal cependant que " pacs " donne " paxé " ou " paxage " ! Mais on ne sait jamais !



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