Au bout de la langue...
Ah ! les soldes !
Ce terme a la particularité d’être assez largement répandu (même s’il n’est surtout employé que durant les mois de janvier et de juillet) et de s’employer au féminin dans la langue orale (des soldes fameuses) et au masculin dans la langue écrite. Qui a raison ?
Certes, il existe la solde (ce que reçoivent les ...soldats) mais ce mot s’emploie dans un tout autre contexte. Il existe aussi le solde désignant la différence entre le crédit et le débit dans un compte. Celui-ci, d’abord féminin (tiens, tiens...) est devenu masculin fin du XVIIIe siècle.
Le fait qu’il soit terminé par -e nous influence-t-il ? Mais près de la moitié des mots terminés par -e sont
masculins !
Certes, le mot qui nous occupe ne se rencontre jamais qu’au pluriel (des soldes) et par conséquent, rien n’indique son genre.
Toutes ces raisons ne sont pas suffisantes pour justifier cette confusion.
" Soldes " fait partie de ces noms dont le genre est souvent confondu (anagramme, autoroute, ébène, oasis, immondices, etc. qui sont féminins et armistice, jute, poulpe, termite, globule, etc. qui sont masculins).
Par contre, d’autres sont à double genre : un mémoire, une mémoire, le mode, la mode, etc.
