Au bout de la langue...
Start-up
Encore un anglicisme? Oui, mais cette fois, un substitut bien français semble s’imposer!
Start-up désigne les jeunes entreprises, les entreprises en chantier, dans lesquelles l’on met beaucoup d’espoir. Quelqu’un a eu l’idée de proposer jeunes pousses et cela a pris, on entend cette expression de plus en plus sur nos ondes et on la voit dans les journaux.
Comme pour brain-storming qui est devenu remue-méninges (tempête de cerveau, traduction littérale, est trop long et trop plat), on a fait appel à la poésie pour créer un nouveau terme qui n’a rien à voir avec l’original, qui n’en est pas une traduction, mais s’attache à l’esprit et non à la lettre.
C’est le même principe qui a guidé d’autres propositions (moins entrées dans l’usage, il est vrai) comme arlequine pour patchwork, valibelle pour beauty-case ou pianotage pour zapping. Ces quelques exemples prouvent encore une fois que lorsque l’imagination est au pouvoir, elle peut engendrer des réussites. À nous de leur faire la fête et de les employer dans nos conversations pour leur donner une chance de s’imposer.
