Au bout de la langue...
La combitaxe
Oyez, bonnes gens, la ville de Gand vient d'inventer la <@RI>combitaxe<@R>. De quoi s'agit-il? D'une taxe sur les combis? D'une taxe sur les combines? D'une taxe combinée à d'autres?
Henry Landroit
Eh bien non… Il s'agit d'un mot-valise, bien entendu, associant <@RI>combi<@R> et <@RI>taxe<@R>. Oui, mais encore?
La police de Gand utilise des <@RI>combis<@R> (voiture combinée avec une camionnette) pour le transport des personnes ayant fauté sur la voie publique. C'est ce qu'on appelle vulgairement le " panier à salade ".
Le Conseil communal de Gand vient donc de voter la création d'une taxe sur les arrestations. Ainsi, désormais, lorsque quelqu'un se fera embarquer dans un <@RI>combi<@R>, il écopera d'une <@RI>combitaxe<@R> de cent euros… sauf s'il est prouvé ultérieurement qu'il n'avait rien à y faire (dans le combi) auquel cas, il sera remboursé.
Je ne vais pas m'attarder ici sur le fond de l'affaire (il y aurait un livre à écrire) mais je me limiterai à la création de ce nouveau mot. J'ai déjà souvent défendu ici même la création et l'emploi de mots-valises mais cette fois, je suis un peu déçu. En effet, qu'on soit jeté dans un <@RI>combi<@R> ou dans une voiture de luxe, une arrestation reste une arrestation et cette notion n'apparait nullement dans <@RI>combitaxe<@R>. L'association ne me parait pas heureuse (c'est aussi ce que penseront - mais pour d'autres raisons - les vingt personnes qu'on arrête quotidiennement à Gand).
