Au bout de la langue...

Le fracassac

On avait déjà le car-jacking et le home-jacking, voici qu'arrive le fracassac, c'est-à-dire le bris de la vitre d'une voiture pour s'emparer du sac ou des objets déposés sur le siège du passager. Ouf ! un anglicisme de moins…
Henry Landroit

La violence dans les villes s'exprime, entre autres, par le car-jacking et le home-jacking. Ni l'un ni l'autre cependant n'ont encore fait leur apparition dans nos dictionnaires. Pourtant si carjacker désigne en anglais l'auteur d'un tel forfait, on a vu apparaitre en français carjacker, verbe désignant l'action en elle-même… Parfois, on rencontre carjackeur, francisation de carjacker.
Car-jacking aurait pu être remplacé utilement par " piraterie routière ", proposé depuis son apparition en français, en 1993, comme substitut français. Depuis 1994, le mot est apparu 243 fois dans un grand quotidien de la capitale, une fois en 1994 mais 123 fois depuis 1998! Une fois sur quatre, à peu près, car-jacking a fait place à carjacking (car les mots composés, unis par un trait d'union, ont tendance à le perdre).
Il faut donc féliciter le créateur (anonyme apparemment) de fracassac, mot-valise qui exprime bien la brutalité liée à cet acte. Il n'a pas cédé à la facilité. Bag-jacking était en effet possible! Nous y avons heureusement échappé…

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