Au bout de la langue...
Parlons français…
Peut-on organiser une réunion publique à Bruxelles en anglais uniquement ?
C'est ce que vient de faire une organisation internationale prônant l'utilisation de l'internet par les enseignants.
Henry Landroit
Théoriquement, ces pratiques ne sont pas recommandées. Des décrets et des recommandations de la Communauté française demandent au contraire aux organisateurs de respecter l'emploi du français là où c'est possible. La Charte de la francophonie va évidemment dans le même sens.
Cela n'a pas empêché la récente tenue à Bruxelles d'un colloque destiné aux enseignants en anglais uniquement. European Schoolnet en effet a organisé une conference (c'est-à-dire un congrès) à Bruxelles du 16 au 24 février 2003 avec comme thème " New Technologies & Pedagogies, The Keys to Collaboration ". Il est un peu paradoxal de voir apparaitre le terme " collaboration " alors que l'anglais sera la seule langue de travail.
La résolution du 20 février 2001 de la Commission communautaire française " tendant à garantir l'emploi du français dans les manifestations culturelles et scientifiques " existe pourtant bel et bien. En 1989, le Parlement de la Communauté française a également adopté la Charte de la langue française qui rappelle dans son article deux que " tout membre de la Communauté française a le droit de disposer de services dans sa langue " et dans son article dix que " les universités, les institutions scientifiques et les chercheurs doivent rester fidèles au français. L'industrie, le monde du commerce et des affaires ont le devoir de promouvoir la langue française ".
