Au bout de la langue...

L'impôt philosophiquement dédicacé

Bien qu'attentif aux formulations bizarroïdes qui émaillent notre paysage linguistique, je n'avais pas réagi à impôt philosophiquement dédicacé, expression employée pour désigner la part de l'impôt que le contribuable pourrait, dans le futur, attribuer au culte ou à l'orientation philosophique de son choix, en remplissant sa déclaration annuelle.
Henry Landroit

Un de mes correspondants attire mon attention sur cette question.

D'une part, l'adverbe "philosophiquement" se rapporte à l'adjectif "dédicacé". L'on peut comprendre que l'impôt soit philosophique mais l'on peut difficilement imaginer que le contribuable le « dédicace » et « avec philosophie », en plus. Impôt philosophique (l'adjectif se rapportant à impôt) conviendrait effectivement mieux.

 

D'autre part, dédicacé a un sens bien précis. L'écrivain dédicace son livre, quelques autres acceptions existent mais aucune ne correspond au sens évoqué ici.  Dédier conviendrait alors mieux.

Que dire ? Impôt cultuel pourrait faire penser aux cultes religieux uniquement et les laïques, à juste titre, risquent de ne pas trouver cette expression adaptée à leur situation. Impôt philosophique me parait mieux adapté.
 
Avant qu'il n'entre effectivement dans les mœurs, nous avons encore le temps de le rebaptiser… avec philosophie.


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