Au bout de la langue...

Ombudsman

Suite à la chronique du 17 janvier (" Le latin nous poursuit ") qui traitait entre autres des emprunts aux langues étrangères, un des lecteurs du Ligueur s'inquiète à propos de l'utilisation de ombudsman et surtout de ombudswoman et ombudsmen qu'il qualifie de " barbarismes qui le font grincer ".
Henry Landroit
Ombudsman est un terme que l'anglais nous a transmis après l'avoir emprunté au suédois. Cette fonction, courante dans les pays du Nord, avait été créée en Suède en 1809.
Fonctionnaire chargé de défendre les droits du citoyen face aux pouvoirs publics, l'ombudsman peut être présent dans de nombreuses institutions : les banques, la poste, les ministères, les communes, etc. Dès 1983, une chronique de l'ombudsman parait régulièrement dans Le Soir. Remarquons qu'actuellement, la chronique est devenue celle de la médiatrice. Nous avons ainsi échappé à l'ombudswoman. Je suis bien d'accord avec notre correspondant : ombudswoman et ombudsmen ne se justifient nullement (rappelons encre une fois que la meilleure manière pour le français d'intégrer les mots étrangers est de leur appliquer ses propres règles grammaticales). Médiateur et médiatrice conviennent très bien, les utilisateurs potentiels de ses services comprennent directement de quoi il s'agit. Les Québécois vont plus loin encore, puisqu'ils utilisent l'expression protecteur du citoyen.
Les dictionnaires ont en général retenu ombudsman mais pas ses variantes féminine et pluriel.
Remarquons au passage que Test Achats a créé, en 1986, un ombudservice dont le but était d'aider le consommateur face aux monopoles divers (électricité, eau, gaz, etc.) Ce terme a été depuis lors abandonné au profit d'un " service aux membres " tout simplement. Et tant mieux !


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