Au bout de la langue...

L'orthographe de tous les dangers

L'orthographe est-elle dangereuse ? Eh oui… Les quelques exemples qui suivent le prouvent à suffisance. Elle peut servir à dénoncer, à licencier, elle peut couter beaucoup d'argent…
Henry Landroit

On a beau être faux monnayeur, il ne suffit pas de reproduire les couleurs ou les filigranes à la perfection ou d'être capable de choisir les meilleurs papiers. Encore faut-il connaitre… l'orthographe ! Des faussaires avaient ainsi négligé de se relire et c'est le terme " ammende " (avec deux m) qui se chargea d'attirer l'attention des enquêteurs. Comme quoi…
Le pâtissier de l'Intermarché de Hazebrouck, quant à lui, a été licencié en mai 2000 pour avoir écrit, avec trop d'application, sur un gâteau de communion : " Ma proffesion de foi " (avec deux f et un seul s). Deux fautes dans un seul mot, c'était trop !
Quant au président Mitterrand, si soucieux de la langue et de l'orthographe, il fut amené à inaugurer une plaque commémorative en bronze où une erreur orthographique avait échappé à la surveillance de tous. Inutile de dire que la firme responsable ne fit guère de bénéfice financier ce jour-là…
Bizarrement, si nos écrits et nos journaux sont parsemés de coquilles et d'erreurs orthographiques diverses, il se trouve toujours quelqu'un pour les signaler à qui de droit. À Bruxelles, un pochoir a eu un certain succès sur les murs. Il s'agissait de " Les rêves de l'État sont nos cauchemards ". Il ne fallut pas longtemps pour que quelqu'un (non, ce n'est pas moi, je vous l'assure) vienne barrer le " d " fautif !


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