Au bout de la langue...

Une profileuse ?

Au cours d'une célèbre émission de notre télévision communautaire, le travail d'une profileuse est présenté. Il s'agit d'une personne qui reprend à zéro un dossier judiciaire non résolu et cherche à établir le " profil " du tueur en série ou de l'assassin.
Henry Landroit

Au cours de l'émission, les présentateurs, les témoins naviguaient sans cesse entre l'anglais (profiler, profiling) et le français (profileur, profileuse). Le terme de départ (profil) étant commun aux deux langues, il n'est pas difficile de créer le mot français (profileur, profileuse) puisque notre langue fonctionne comme cela : profiler est un verbe, il suffit de lui ajouter un suffixe (dans ce cas -eur) pour qu'un nouveau nom existe : profileur. La langue emploie ce procédé dans de nombreuses situations (demander donne (demandeur, voler, voleur, marcher, marcheur, etc.).
Je pense que ce qui a dû provoquer les hésitations des participants à cette émission, c'est profiling, où l'équivalent français est peut-être un peu plus difficile à imaginer. Profilage conviendrait probablement. Ici aussi, il s'agit encore de l'emploi d'un suffixe. Le suffixe -age évoque bien une action (massage, levage, abattage). Il convient donc bien pour traduire profiling qui consiste à dresser, à partir de nombreux paramètres, le profil d'un assassin potentiel.



INDEX

Liens de bas de page