Au bout de la langue...
Un garage sale ?
« Garage sale » est-il annoncé dans ce toutes-boites. Bon, est-il ainsi nécessaire de faire étalage de l’état de propreté de son garage dans un journal? Il y a même une adresse. Quoi, de la dénonciation, maintenant?
Suis-je naïf et pas encore assez anglicisé! Mais ma parole, il suffit de connaitre un peu d’anglais!
Henry Landroit
Un garage sale, ben voyons, c’est tout simplement une partie (une party?) de brocante proposée dans son garage. Une « vente de garage », quoi.
C’est clair, non?
Non excusez-moi, ce n’est pas clair, ce serait même plutôt confus.
Et ne voilà-t-y pas qu’en me promenant en ville, je me trouve nez à nez avec un shopping express qui me propose une foultitude de produits dans des supers machines à sous : produits laitiers, boissons fraiches et chaudes, biscuits, chocolats, petite épicerie, confiserie, glaces et même des articles de dépannage. Et que vois-je, trônant au milieu de cette énumération capable de satisfaire les plus affamés et les plus distraits? Encas sales. Ça fait joli, non?
Il m’a fallu un certain temps pour me rendre compte de quoi il s’agissait. Tout simplement (!), mais détrompez-moi si je m’égare… de « vente d’encas ». Un en-cas (repas léger qu’on emporte avec soi au cas où…) Ils ont fait fort: non seulement ils ont intégré un mot anglais (sales) dans une litanie de mots bien de chez nous, mais en plus, ils ont « agglutiné » en-cas en encas!
