Au bout de la langue...

Du sexe des voitures...

Une voiture, c’est féminin, tout le monde sait cela. Comme les jolis personnages qui tentent de nous aguicher, nous, les pauvres hommes en recherche de véhicule automoteur, en mâle (!) de voiture.

Mais les choses ne seraient-elles pas en train de changer ?

Henry Landroit

Voici qu’apparaissent sur nos panneaux publicitaires « le nouveau Pajero ». S’agit-il donc non plus de la voiture de l’année, mais bien d’un véhicule plein de charme ? Verrons-nous bientôt le Lancia ou le Ferrari s’étaler dans nos journaux ? On peut en douter, « a » et « i » semblent être des marques féminines assurées. Encore que… Il ne faut jurer de rien. Voyez   un acacia, un panda et même - c’est un comble - un Ave Maria qui sont masculins comme plus de 350 de leurs confrères se terminant par « a » ou un macaroni, un alibi et un mardi qui suivent une voie analogue dans les mêmes proportions avec un « i » final.

Est-ce la terminaison en « o » qui provoque ce changement de genre chez le Pajero ? Apparemment non, puisque « une Twingo ne coute que X francs par mois » et que la Punto attire mon regard sur une affiche. Alors quoi ? L’un (ou l’une) est-il (elle) plus gros(se) que l’autre et le plus puissant (ou la plus puissante) des deux est-il (elle) donc affublé(e) du genre masculin ? Dieu, que la vie est compliquée !

Le Pajero est en effet un véhicule utilitaire, enfin, disons à vocation mixte. À mettre plutôt dans les mains de la gent masculine, selon les publicitaires.



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