« Ne t'inquiète pas, j'assure » c'est-à-dire « je domine la situation ».
Cet usage est apparu vers 1985 et est probablement en rapport avec son emploi dans le domaine de l'alpinisme, où il a le sens de garantir la sécurité de quelqu'un mais où il est utilisé transitivement. Par exemple : « Le guide assure Jean-Louis. »
Longtemps confiné aux domaines de la psychologie et de la médecine et s'appliquant à une personne présentant un comportement dangereux pour les autres, ce terme a acquis récemment une acception supplémentaire.
On parle en effet maintenant de la dangerosité d'un lieu (la dangerosité d'un canyon, d'une course automobile), d'un produit (la dangerosité d'un médicament), d'un objet (la dangerosité d'une collection d'armes), d'une situation (la dangerosité d'une escalade) et toujours bien sûr de celle d'un individu (mais plus nécessairement en limitant l'analyse au niveau psychiatrique).
Depuis trois ou quatre ans, on connait davantage le symbole @ que le mot arobase qui lui correspond. Ce symbole a envahi nos écrans et les publicités. Il se trouvait sur nos claviers depuis belle lurette car @ s'appelait a commercial et servait lors de la facturation. « 30 livres @ 125 F » indiquait à la fois le nombre de livres et le prix unitaire de la livre.
Comme c'est un caractère très peu employé, il a été choisi comme séparateur entre le nom de l'abonné et le serveur dont il dépend dans les adresses électroniques (les boites aux lettres sur l'internet). À lui seul, le symbole @ suffit à identifier, d'un seul coup d'il, une adresse électronique. Ainsi « Jean.Dupont@marionet.be » est l'adresse électronique de Monsieur Jean Dupont abonné au serveur Marionet en Belgique. Dans cet usage très récent, on l'appellera plutôt arobase ou at (commercial). En Belgique, on entend aussi la forme plaisante a crole, très imagée, mais qui a peu de chance de devenir la norme. On rencontre parfois aussi, dans le même sens, le mot escargot. Arobase s'écrit parfois arobas ou arrobase. La première graphie semble préférable. L'origine de ce mot, très ancien en français, est obscure. De l'arabe ar-roub (le quart) devenu en espagnol arroba au XVIe siècle, il désignait, en Espagne, une mesure de poids (12,780 kg) encore utilisée aujourd'hui pour estimer le poids des taureaux de combat. En français, arobase se rencontre aussi sous la forme arrobe ou arobe.
« Elle est grave ! »
Ce n'est pas un compliment. Il semble que cette expression soit un abrégé de « gravement atteinte ».
Jusqu'ici, le mot grave ne s'appliquait pas aux personnes (un usage ancien existait mais avait disparu) mais aux évènements. Il était soit adjectif épithète (une maladie grave) soit adjectif attribut (cette situation est grave). Il pouvait aussi être employé absolument (c'est grave !). Sans doute ce dernier emploi est-il à l'origine de l'expression « Elle est grave ! ».
Voilà un terme qui nous vient de l'anglais (to initiate).
Alors qu'en français, il n'est transitif qu'avec les personnes (on initie toujours à quelque chose mais on initie quelqu'un aux affaires), il nous arrive ici sous forme transitive (initier quelque chose) dans le sens de « commencer, démarrer ».
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